-Article : Enfants et tradition orale

L’importance de la tradition orale pour les enfants

cas des pays du Sahel.

Pendant longtemps, l’Afrique a été considérée comme un continent barbare, car ne possédant pas d’écriture largement répandue.

En effet, selon les européocentristes de l’époque, “l’acte écrit est le support principal qui intervient dans la fixation des réalisations jugées fondamentales”. Dès lors, les sociétés africaines n’étant pas caractérisées par l’écrit, l’existence d’une histoire africaine devient improbable, les sources orales n’étant pas dignes de foi.

Les africains ont multiplié investigations sur investigations, et ont pu trouver des preuves vérifiant la thèse de la tradition orale comme une des sources de l’histoire africaine.

Depuis, nous assistons à un véritable regain d’intérêt des “sociétés détenant le monopole de l’écriture” pour l’histoire de l’Afrique, en particulier pour la tradition orale dont ils veulent désormais connaître toutes les valeurs, tous les enseignements.

Le thème choisi pour ce pré-séminaire longtemps après que la polémique tradition orale-écriture soit dépassée n’en est-il pas une illustration ?

Dans cette communication sur l’importance de la tradition orale pour les enfants: cas des pays du Sahel, nous nous efforcerons de traiter de la tradition orale en Afrique, du rapport enfants africains et tradition orale, avant d’insister sur les valeurs véhiculées par la tradition orale et de proposer des perspectives pour une cohabitation possible de la tradition orale et de la culture moderne.

En Afrique, la transmission de la tradition est l’affaire de tout le monde, surtout si elle doit se répercuter sur l’éducation des enfants. C’est ainsi que la famille proche est impliquée dans le processus de transfert des connaissances au même titre que les griots, vrais professionnels de la parole, mais aussi les conteurs, les chanteurs ou encore les écrivains africains qui, un peu plus tard, se sont efforcés d’intégrer la tradition dans leurs oeuvres.

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L’article aborde entr’autre les concepts de contes, fables, mythes, épopées, proverbes, énigmes, … comme vecteurs de transmission. Comment les intégrer dans nos pratiques?

Pour découvrir quelques contes d’afrique, allez par exemple sur le site de Zeba Issouf

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